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Quelle est la définition d’une maison mitoyenne ?

En parcourant les annonces immobilières sur différentes plateformes, vous êtes sûrement tombé sur le terme « maison mitoyenne ». Mais de quoi parle-t-on vraiment quand on parle de mitoyenneté ? Nous vous dévoilons la définition ainsi que les avantages et les inconvénients de ce type de maison.

Une maison mitoyenne : définition

Lorsqu’une maison partage un ou plusieurs murs avec des maisons adjacentes, on parle d’une maison mitoyenne. Très présente dans les cœurs de ville et de village, avec une façade sur rue et parfois un jardin attenant. Ces dernières décennies, la mitoyenneté est quelque peu délaissée en raison des maisons individuelles, mais elle a commencé à faire son grand retour dans les zones où les terrains disponibles se sont raréfiés. En effet, la disposition des maisons collées les unes aux autres le long de la rue permet d’optimiser la surface bâtie.

La surface bâtie réduite des maisons mitoyennes nécessite qu’elles soient équipées d’un ou plusieurs étages pour offrir un espace de vie suffisant. Il est conseillé de ne pas confondre la maison mitoyenne et la maison jumelée. Dans ce dernier, les deux structures s’adossent l’une à l’autre sans partager le même mur. Lorsque les deux murs adjacents sont distants de plus de 4 cm, ils échappent aux règles de la mitoyenneté.

Maison mitoyenne : la législation

La présence d’un mur mitoyen n’est pas sans conséquence juridique. Elle est définie en France à l’art. 7 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles et règlementée par l’art. 653 à 665 du Code civil. Il convient de noter en particulier que :

  • En France, les murs séparant deux bâtiments, deux cours ou deux jardins ou encore des enclos dans des champs sont considérés comme mitoyens.
  • Un mur n’est considéré comme mitoyen qu’à la hauteur inférieure des deux maisons qui le partagent. Au-delà de la hauteur commune, ce mur appartient entièrement au propriétaire de la maison la plus haute.
  • Tous les propriétaires ont pris soin de restaurer le mur mitoyen désuet en proportion de leur propriété.
  • Les propriétaires sont responsables des dommages qu’ils causent au mur mitoyen et peuvent être condamnés à supporter seuls le coût des réparations.
  • Le propriétaire voisin n’a pas le droit d’acheter en priorité la maison mitoyenne à la sienne.
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Les avantages de la maison mitoyenne

Opter une maison mitoyenne est financièrement intéressante. Au moment de l’achat, les maisons mitoyennes sont souvent moins chères que les maisons classiques de même surface et de même quartier. Cette baisse de la valeur du logement affecte également les impôts locaux, qui sont également moins élevés.

Elle a aussi un avantage énergétique. En effet, en hiver, les murs en mitoyen sont en partie chauffés par une autre maison. Dans certains cas, selon la nature et la taille des murs, il est possible d’économiser plus de 30 % en frais de chauffage. Enfin, une chose dont nous n’avons pas nécessairement à tenir compte est le risque de cambriolage. Il faut savoir que les maisons mitoyennes sont moins sujettes aux dommages que les maisons individuelles.

Les inconvénients d’une maison mitoyenne

Habiter dans une maison mitoyenne, c’est entretenir de parfaites relations avec ses voisins. Si les murs ne sont pas bien insonorisés, le bruit peut devenir une source de tension. Lorsque la maison est entre deux appartements, elle peut être privée de lumière et le propriétaire devra aménager l’intérieur pour avoir un séjour traversant.

En été, il sera également un peu difficile de maintenir l’intimité. Vous ne pourrez alors pas profiter du jardin attenant. La présence de voisins peut être dérangeante lors d’un bain de soleil ou d’une conversation privée. Généralement, ce problème est rapidement corrigé en créant une ouverture du type « porte-fenêtre » en rez-de-jardin.