Comment faire une revente rapide après l’achat une maison ?

Comment faire une revente rapide après l’achat une maison ?

  • Post published:août 12, 2021
  • Post category:Vendre

Vous venez d’acheter une maison et vous pensez déjà à la revendre aussitôt ? Que ce soit pour une revente rapide ou par simple anticipation, penser à la revente de sa maison est essentiel pour avoir toutes les cartes en main et parer à toutes éventualités. La question étant : « comment faire ? ». Une revente immobilière prend en compte plusieurs facteurs pour assurer sa réussite. Pour vous aider à y voir clair, nous vous proposons ce guide pratique.

À quel moment vendre sa maison après lavoir acheté ?

Du point de vue de la loi, il n’y a pas de date spécifique qui détermine le bon moment pour vendre sa maison. Autrement dit, vous pouvez procéder à une revendre aussitôt que vous le souhaitez. C’est pourquoi la revente rapide est une solution qui attire de plus en plus de le propriétaire lambda, et ce, pour plusieurs raisons. Il peut s’agir de raisons personnelles comme un agrandissement de la famille ou de raisons professionnelles comme une mutation. Dans tous les cas, la revente rapide est intéressante pour une résidence principale pour l’exonération d’impôt sur la plus-value, et ce, peu importe vos bénéfices, sur la vente.

Toutefois, prenez en compte que la revente rapide se heurte à un gros problème, à savoir les dépenses annexes. En effet, pour l’acquisition d’un bien immobilier, il faut compter les honoraires des professionnels sollicités. Cela implique des frais de notaire (2 à 3 % dans le neuf et de 7 à 8 % dans l’ancien), le frais d’agence (de 3 à 10 % du prix du bien) et les frais de dossier. À cela nous pouvons ajouter dans les dépenses, les impôts locaux et les frais d’entretien. Pour un achat sur crédit, il faut compter l’assurance prêt et les intérêts de la banque. Pour une copropriété, il y a les charges de copropriétés.

Pour amortir ses dépenses, il est donc recommandé d’attendre plusieurs années pour revendre le bien immobilier. Le moment idéal est dans la barre des 5 ans après acquisition. À noter que ce délai peut augmenter en fonction de l’état du marché immobilier dans votre ville, département ou région. Bien entendu, chaque cas est unique, aussi, il est recommandé de faire appel à un professionnel pour étudier votre dossier.

La revente rapide (– 5 ans) est toujours possible, même avec un crédit en cours sous clause de domiciliation des revenus. Le critère principal pour un bon créneau reste la rentabilité de la vente.

Quels sont les frais liés à la revente rapide ?

Si vous souhaitez faire une revente rapide de votre maison, soit avant les 5 ans utiles à l’amortissement, vous devez honorer plusieurs dépenses indispensables à l’opération. Ses dépenses sont à tenir compte dans votre calcul de rentabilité de la revente du bien.

Puisque la vente passe par les services d’une agence immobilière, vous devez régler en premier lieu les honoraires de l’agence comme pour acheter une maison. Ensuite, pour revendre, il faut passer par des diagnostics obligatoires qui permettent de déterminer l’état et la valeur du bien immobilier.

Il est question de diagnostics au niveau de la performance énergétique, l’amiante, l’électricité, etc. Si la maison fait l’objet d’une hypothèque, vous devez payer ce qu’on appelle des frais de mainlevée. Dans le cas d’une maison à titre de résidence principale, vous êtes exonéré d’impôt. En revanche, vous devez payer une taxe sur les plus-values s’il est question d’une résidence secondaire, un investissement locatif ou encore un logement vacant (sauf première vente).

S’il est question d’une maison qui est située en copropriété, il peut y avoir de 160 à 600 euros de frais de mutation.

Que faire en cas de crédit en cours ?

Vous souhaitez revendre rapidement votre maison alors que l’emprunt est toujours en cours ? Cette requête est possible sous condition. Dans ce cas de figure, le prix de revente du bien immobilier doit solder le capital restant dû de votre crédit. Si le prix de la vente n’est pas suffisant pour solder le capital restant dû, vous devez continuer à rembourser après la vente. Ce cas de figure est fréquent dans la mesure où le bien est revendu moins cher à cause du changement de prix du marché.

En général, pour parer à ce type d’éventualité, les banques appliquent des frais de remboursement anticipé de l’emprunt ou des indemnités de Remboursement Anticipé (IRA). Les indemnités ne doivent pas dépasser soit les 3 % du capital restant dû, soit les 6 mois d’intérêts courus.

À noter qu’une IRA est négociable auprès de la banque et peut même faire l’objet d’une suppression. D’ailleurs, si la revente du bien est causée par l’un des motifs cités dans l’article L313-48 du Code de la consommation, les frais de remboursement anticipé ne s’appliquent pas.